Vidéosurveillance : quelles sont les villes les plus surveillées en France ?

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Souriez, vous êtes filmés… Les caméras de vidéosurveillance se sont multipliées dans les rues ces dernières années. Atteinte aux libertés individuelles pour certains, mesure sécuritaire nécessaire pour d’autres, la vidéosurveillance dans les lieux publics ne fait pas l’unanimité. Et, de fait, ce phénomène a atteint les villes françaises de manière très contrastée : certaines villes se veulent de véritables championnes de la vidéo-protection, tandis que d’autres refusent catégoriquement l’installation de caméras.

Vidéosurveillance et politique

En décembre 2011, le site Owni.fr a publié une enquête sur la vidéosurveillance en France, en étudiant les systèmes mis en place dans soixante municipalités françaises. Cette enquête révélait que la tendance politique d’un maire se reflétait directement dans le nombre de caméras installées dans les rues de sa ville. Ainsi, seules 60% des villes de gauche étaient équipées de caméras, alors que 100% des villes de droite en étaient munies. Owni.fr a également montré que, dans les villes vidéosurveillées, le nombre de caméras par habitant était bien plus élevé à droite qu’à gauche.

Ainsi, il y avait à l’époque 1858 habitants par caméra dans les villes de droite, et 4961 habitants par caméra dans les municipalités de gauche. Aujourd’hui, ce clivage s’est affaibli, car les villes de gauche sont de plus en plus nombreuses à recourir à la vidéo-protection.

Le palmarès des villes les plus surveillées

Le classement établi par Owni en 2011 a été récemment été mis à jour par le Club Prévention Sécurité de la Gazette des Communes, qui a utilisé le même critère : le ratio nombre d’habitants/nombre de caméras dans les 60 plus grandes villes de France. A la première place du classement, on retrouve Nice : avec 1000 caméras, soit une caméra pour 343 habitants, la ville est un véritable laboratoire de la vidéo-protection.

De manière générale, le sud de la France aime les caméras de surveillance, puisque viennent ensuite dans le classement Nîmes et Avignon, où il y a respectivement 700 et 750 habitants par caméra. Orléans et Strasbourg se partagent la quatrième place ex-æquo, avec 800 habitants par caméra. L’exemple de Strasbourg, ville dirigée par un maire socialiste, montre que la droite n’a pas l’apanage de la vidéosurveillance.

Le « cas » Châteauroux : plus de caméras qu’à Nice ou Nîmes

Le classement ci-dessus ne s’intéressant qu’aux soixante plus grandes villes de France, il ne prend pas en compte des villes de plus petite taille. Toutes catégories comprises, c’est donc Châteauroux qui se place en tête, avec son programme de vidéosurveillance démarré en 2003 par François Mayet, son maire UMP. Il y a ainsi aujourd’hui 275 caméras dans la petite cité de l’Indre, soit une caméra pour 180 habitants, ce qui la place bien avant Nice dans le palmarès des villes les plus vidéo-protégées de France.

Les villes allergiques à la vidéosurveillance

Même si la vidéosurveillance ne s’est jamais aussi bien portée en France, quelques villes refusent toute installation de caméras dans leurs rues. Il s’agit de municipalités PS, comme Nantes, Lille, Lille, Villeurbanne, Dunkerque, Caen ou encore Brest, ou encore de villes dirigées par des maires issus du Parti Communiste, comme Saint-Denis, Vitry-sur-Seine ou Nanterre.

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